samedi 14 avril 2012

Les élèves de 2nde 6 au Conseil Economique Social et Environnemental CESE


Jeudi 12 avril, les élèves de 2nde 6 se sont rendus au Conseil économique social et environnemental, place d'Iéna à Paris, peu loin du Trocadéro pour assister à un concert classique, dernière phase du projet de l'année scolaire en partenariat avec Claire Gibault et le Paris Mozart Orchestra.
Ils ont été reçus dans l'hémicycle. Le président de la 9ème section, "éducation et culture", Monsieur Da Costa leur a expliqué le rôle de la "troisième assemblée" qui regroupe des experts issus de tous les compartiments de la société civile et du monde de l'économie. 233 conseillers sont désignés pour 5 ans. Les avis qui sont publiés servent à améliorer la législation. Ainsi en 2008 a été rendu un avis sur la sécurité routière préconisant le port du gilet jaune, les triangles de signalisation et la nécessité d'enseigner le code de la route dans les collèges et les lycées. Pour la partie "gilet jaune et triangle" les avis du CESE ont été suivis, en ce qui concerne le code de la route au lycée, il semblerait qu'on en ait entendu parlé récemment.

Un guide spécialisé en architecture s'est ensuite employé à situer l'architecture du Palais d'Iéna dans l'histoire de l'architecture de la fin du 19è siècle et de la première moitié du 20ème siècle. En effet, les matériaux pour construire des bâtiments dans l'architecture traditionnelle sont la pierre et le bois. Le 19ème siècle a vu aux alentours de l'exposition universelle de 1889, le triomphe de l'acier et du verre. Des bâtiments très impressionnants en hauteur et en dimension ont pu être réalisés. La Tour Eiffel est à cet égard une démonstration de maîtrise de cette technologie, tout comme la statue de la Liberté (Bartholdi 1886).  Dans ce contexte, l'architecte Auguste Perret (1874-1954) s'est illustré par la maîtrise du béton dans la construction. Ce matériau, qui peut prendre toutes les formes a permis le développement de l'architecture, et notamment la construction du palais d'Iéna dans les années 1930, en forme de rotonde, avec son hémicycle de 25 mètres de diamètre couvert de deux coupoles.  Une salle hypostyle et un escalier d'honneur  très aérien, complètent l'ensemble qui abrite de nombreux chefs-d'oeuvre : tapisseries des Gobelins, fresques et sculptures.
A noter que le lycée professionnel du bâtiment à Evry rend à sa façon hommage à l'oeuvre d'Auguste Perret en portant son nom.

Le concert de l'après-midi avait au programme, les inestimables chroniques du bon géant Gargantua, de Jean Françaix d'après Rabelais, avec pour récitant Robin Renucci, et la symphonie n°31 en ré majeur "Paris" KV 297 de Wolfgang Amadeus Mozart. 
Hélas, la salle pleine de colonnes et la façon dont étaient disposées les élèves des différentes classes, était un inconvénient majeur pour la concentration et l'écoute. Bizarrement, les adultes, qui n'étaient pas vraiment le public cible, étaient situés en face de l'orchestre, les élèves, relégués dans les ailes ne voyaient pas bien les instruments. Un peu surprenant pour une tentative de gagner un public jeune et populaire pour la musique classique! Un seul établissement scolaire a été présenté, et pas les autres. Robin Renucci qui a appelé sa chorale à la fin des deux morceaux, lui a fait tourner le dos au public pour chanter, chose assez étrange pour un comédien et metteur en scène. ....bref le concert était plus réussi au lycée y compris en ce qui concerne l'acoustique. En revanche une vue splendide sur la Tour Eiffel comme un prolongement du chapitre d'histoire des arts qui a précédé, nous a laissé tous rêveurs.

Pas le temps de prendre congé et de saluer Claire Gibault, les discours de présentation avec des orateurs (Raymond Soubie.....)se congratulant à loisir et  s'écoutant un peu parler,  pas du tout adaptés à un jeune public, nous ayant fait prendre du retard sur le planning. Il fallait rentrer à Corbeil. Bilan mitigé pour cette journée dont la partie éducation citoyenne  et Histoire des arts, dans l'hémicycle, l'emportait largement sur la partie musique.

Michèle Dégardin

jeudi 12 avril 2012

Un mardi de Doisneau sous le signe de la biodiversité

Mardi 10 avril, Nathalie Lacour, inspecteur de la santé publique, docteur vétérinaire, dresse un état des lieux de la biodiversité.
 Il semblerait que nous soyons en train de vivre une ère d'extinction de masse de très nombreuses espèces, d'où l'importance de cette éducation auprès des publics de jeunes.

De nombreux documents à l'appui nous expliquent ce qu'est la biodiversité et les interactions entre les organismes vivants sur un site. Il est très facile de déséquilibrer un écosystème. Par exemple, en voulant éliminer les lapins pullulant dans une prairie, on a abouti à faire disparaître une sorte de papillon bleu: l'azurée bleu. En effet les lapins qui maintenaient l'herbe de la prairie assez basse permettaient aux fourmis de transporter dans le sol assez dégagé les larves de ces papillons et favorisaient  leur reproduction. Plus de lapin, c'est aussi la fin des papillons,  le lien ne parait pas évident à première vue, mais il démontre la complexité des relations entre les espèces et la fragilité des équilibres.
Une partie de l'exposé nous ramène en Essonne, avec ses milieux humides: rivières et étangs fragiles et ses espèces à protéger, comme le balbuzard pêcheur. Une mission importante pour des associations comme Naturessonne qui regroupent des bénévoles passionnés.

Du côté des métiers, le vétérinaire que nous connaissons le plus, c'est celui que nous consultons pour nos chats et chiens en ville. Nous découvrons au travers du parcours de Nathalie une autre dimension de ce métier. L'inspecteur de la santé public doit en principe gérer les crises sanitaires et s'occuper de la chaine alimentaire depuis les élevages jusqu'à notre assiette. Nathalie exerce ce métier de façon différente encore en étant chargée de mission sur le biodiversité auprès du département, une occasion de mettre les pieds sur le terrain de s'occuper de faune sauvage, et d'éduquer les jeunes.


Michèle Dégardin

mercredi 4 avril 2012

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous prenons une décision?

Mardi 3 avril, les professeurs de philosophie du lycée souhaitaient avoir le point de vue d'une neurobiologiste pour éclairer le débat autour du "libre-arbitre". 
Le défi a été relevé par Sylvie Granon, enseignant-chercheur à Paris Sud, Docteur en neurobiologie pour un "mardi de Doisneau" absolument passionnant sur notre cerveau. Trois classes de terminales scientifiques et littéraires ont partagé ce moment de culture, dans lequel les sciences nous ont paru particulièrement proches. 
Notre professeur du jour nous a décrit un certain nombre d'expériences faites sur les souris, les singes et même les hommes illustrant ce qui se passe dans le cerveau lors de la prise d'une décision. Ainsi  sont mises en place très simplement des connaissances sur les zones du cerveau, leur fonction, et notamment l'importance du cortex frontal, sur le circuit de récompense, sur la plasticité du cerveau et l'activité neuronale, qui contrairement aux idées reçues, se poursuit toute la vie. Les techniques d'imagerie venant à l'appui de la démonstration, ont fort bien illustré les désastres irréversibles provoqués par la consommation des drogues par exemple.
Les images du cerveau à différents âges a été un moment important, le "câblage " n'est en effet définitif que vers l'âge de 21 ans. Avant cet âge, personne ne dispose de toutes les capacités physiques à décider . Cela interroge les éducateurs, on peut se poser la question de la majorité et de la responsabilité de personnes ne disposant pas vraiment de tous les moyens pour assumer des choix... Le libre-arbitre ne peut s'exercer que dans un contexte socialement et juridiquement contraint. Il semble alors important d'intégrer la notion de ces limites physiques apportées par les découvertes des neurosciences. "Connais-toi toi-même", dit la célèbre inscription sur un temple grec, il semblerait que bien connaître son corps, son cerveau, comment le préserver, ne pas lui nuire, l'aider à mieux penser, puisse être la clé de la liberté et d'une sagesse toute moderne.

Michèle Dégardin

vendredi 23 mars 2012

Jeudi 22 mars: Violette Silberstein nous raconte l'orchestre d'Auschwitz


Violette a 14 ans en 1939 au Havre, quand commence la guerre. C'est la fin des études. Elle nous déclare: "j'ai un bac-4, car je n'ai jamais eu l'occasion de faire une troisième!"
Elle nous raconte sa vie agréable en Normandie avec ses parents. Elle a pu voir le départ du Normandie, le Havre c'était le départ de la "ligne" pour New York. La guerre ce sont les bombardements qui frappent durement la nuit une ville importante. Il a fallu se résoudre à partir pour Paris, rue d'Alésia. Elle nous raconte la mise en place des restrictions des libertés et des humiliations pour les juifs: rendre les cartes d'identité, et recevoir des cartes d'identité "d'apatrides", les étoiles jaunes sur les vêtements....Jusqu'à ce que cela devienne tellement insupportable et oblige toute la famille à partir pour Lille, comme des clandestins, sans bons d'alimentation, avec le recours au marché noir. Puis c'est la dénonciation, probablement le type du marché noir, soudoyé par les Allemands, le 1er juillet 1943. C'est l'internement dans la prison de Loos, puis dans celle de Saint Gilles de Bruxelles et enfin le camp de Malines. Le 31 juillet 1943, ils sont entre 80 et 100 dans ce wagon, qui ne peuvent s'asseoir qu'à tour de rôle, avec un seau...les odeurs "on ne peut pas raconter", "personne ne savait où on allait".... "on ne pouvait imaginer que le travail forcé, l'usine". Le 2 août c'est l'arrivée à Auschwitz. Pas  de cris, pas de chiens, les hommes sont séparés des femmes, ils présentent leur paume aux soldats qui les trient, "pour voir qui est un travailleur manuel"... Violette voit son père pour la dernière fois, elle n'a jamais su ce qui lui était arrivé. Sa mère embarque dans un camion, elle laisse sa place, car elle "peut marcher" pour aller dans le camp. Une inquiétude se fait jour, lorsqu'elle se rend compte que la distance séparant le quai et le camp n'est pas si importante que cela, et n'aura de cesse de questionner pour savoir "où sont parties les femmes qui étaient dans le camion". C'est au moment du tatouage, où elle découvre le matricule qui va l'accompagner toute sa vie durant: 51937, qu'elle obtient sa réponse, on lui montre alors les deux cheminées non loin, qui crachent une épaisse fumée blanche..... Au bout de 3h de vie dans ce camp, Violette sait tout de ce qui s'y passe. Beaucoup , nous dit-elle, ont mis plus de temps à s'en rendre compte, car c'est tout de même "incroyable". Elle évoque la quarantaine avant de passer du camp A au camp B, le comptage permanent, les morts et les malades étant amenés à l'appel pour que le compte tombe juste....c'est à l'occasion d'un défilé dans le camp qu'elle découvre l'existence d'un orchestre. Elle entre dans l'orchestre grâce à la pression amicale de ses camarades, car elle trouvait complètement incongrue l'idée de jouer de la musique dans un lieu pareil. Juste pour la survie et surtout pas en raison de son talent. La chef d'orchestre, Alma,  qui n'est autre que la nièce de Gustav Mahler, lui confirme ce qu'elle savait déjà, elle n'était pas très douée pour le violon, mais elle est recrutée quand même dans cet orchestre. Les musiciennes bénéficient d'un quotidien plus confortable, un lit avec drap et couverture, des chaussures au lieu des galoches qui blessent cruellement les pieds, une nourriture améliorée, la possibilité de se laver. Elles se considèrent comme des "privilégiés". Violette nous raconte les poux et le typhus, la faim et les sélections du docteur Mengele. Elle échappe encore à la mort.... "Faire le pitre" pour lutter contre le désespoir. La vengeance des poux, les Allemands attrapant le typhus mouraient plus vite que les déportés.
Le 31 octobre 1944, devant l'avancée des troupes soviétiques, Violette fait partie d'un convoi vers Bergen Belsen, le même convoi que Simone Veil, a-t-elle appris bien plus tard. Le camp est libéré le 15 avril 1944, Anne Franck vient de mourir. Le retour en France est difficile, on ne peut pas dire que les déportés ont été "accueillis", elle nous raconte l'interrogatoire à l'hôtel Lutécia. ...Alma la musicienne est morte au camp, aussi bizarre que cela puisse paraitre, les Allemands qui vénéraient la musique, lui ont dressé un catafalque et ont organisé une vraie cérémonie de funéraille.

Michèle Dégardin

mardi 20 mars 2012

Sylvain Gouz, grand témoin pour le Mardi de Doisneau de la semaine de la presse et des médias


La riche carrière de Sylvain Gouz depuis 1970 a embrassé toutes les possibilités offertes à un journaliste. De la presse écrite: Combat, le Quotidien de Paris, à la radio: RTL, puis à la télévision: TFI, France 3, LCI.....
Elle a servi de point de départ au questionnement des élèves sur ce métier passionnant et aux multiples facettes.
De plus en plus, les filières pour devenir journaliste sont sélectives et exigeantes sur le niveau d'études, que ce soit l'école de journalisme de Sciences Po Paris après une licence, le CFJ de Paris, le CFJ de Lilles et d'autres formations de Bordeaux par ex.  Le type de licence à préparer en vue de faire des études de journalisme doit être au minimum en relation avec le métier: des licences de sciences politiques, d'économie ou de langues vivantes par exemple.
Pour émerger chaque futur journaliste doit se démarquer par une compétence spécifique pour faire de lui quelqu'un de recherché:  maîtriser une langue  comme le Mandarin, ou bien le fait d'être capable d'expliquer des phénomènes scientifiques compliqués pour les mettre à la portée de tous.
Le métier est lui même difficile, beaucoup n'ont pas de travail ou sont pigistes. Les télévisions recrutent peu. Deux journaux ont disparu en ce début de 2012, France Soir et la Tribune. le contexte est complètement modifié par l'irruption des supports numériques.
Toutefois c'est un métier passionnant, qui requiert des qualités d'écoute, de curiosité et une capacité certaine à raconter des histoires. On ne fait pas vraiment ce métier pour faire fortune. Plus on acquiert d'expérience, plus on obtient de responsabilités qui vous éloignent du coeur du métier. Un rédacteur en chef est plus un manager d'équipe qu'un reporter. Or c'est vraiment dans le reportage que réside la noblesse de la profession. Il est important de faire un travail de journaliste même dans les pires situations comme les pays en guerre, l'actualité récente témoigne des risques pris par les journalistes dans les évènements en Syrie....
Sylvain Gouz tord le cou à quelques réprésentations. La censure dans la presse en France, certaines fonctions prestigieuses mais ennuyeuses. .....Il s'est toujours senti libre d'écrire à Combat et au Quotidien de Paris sous la direction de Philippe Tesson. L'information à la télévision française est bizarrement assez inodore et sans couleur politique, contrairement à certaines télévisions étrangères, ou dans la presse écrite.  Ainsi, on peut facilement passer de TFI à France Télévision ou l'inverse.
Le poste le plus intéressant n'est pas forcément celui du présentateur vedette, qui a finalement peu d'initiatives, même s'il est bien plus reconnu dans la rue....La télévision ment-elle? Les images filmées par des téléphones portables sont-elles de bonnes sources? toutes ces questions font l'objet de réponses qui amènent à la  règle fondamentale du journalisme:  la vérification des sources...
Sylvain Gouz est à présent un retraité actif qui enseigne  le journalisme à Sciences Po ou dans des séminaires de formation, et qui a renoué avec l'écrit dans un blog économique publié sur Rue 89:
http://blogs.rue89.com/sylvain-gouz

Michèle Dégardin

Projet Jeunes pour l'égalité: Tirage des affiches

C'est sous le soleil que les élèves de l'atelier "Sérigraphie" ont présenté dans la cour du lycée leurs affiches sur la thématique de la lutte contre les discriminations sexistes et les violences sexuelles. Nos partenaires de l'atelier, la Parole Errante, étaient également présents pour assurer un tirage en direct des affiches.


Encadrées d'une graphiste et de Madame Desjardins de l'association La Parole Errante (partenaire du projet) les élèves ont élaboré 2 affiches, l'une sur les standards de beauté en fonction des époques et l'autre sur les représentations de la femme à travers les différentes religions.    

De nombreux élèves se sont arrêtés pour échanger sur les affiches et sur les techniques (graphisme, tirage....).

Les impressions du public ainsi que celles des réalisatrices des affiches ont été recueillies par les membres de l'atelier radio.

Les affiches sont encore visibles au CDI.
S.J. 

samedi 11 février 2012

Samedi 4 février, journée du livre politique

Comme tous les ans, les élèves de l'atelier de sciences politiques se sont rendus à l'Assemblée Nationale ce samedi 4 février pour la journée du livre politique. le thème de cette journée: "éthique et politique". de nombreux invités tous prestigieux ont débattu au cours de 4 tables-rondes sur la nécessité de mettre l'éthique au coeur du projet politique, que ce soit dans le financement des campagnes électorales, le non- cumul des mandats. Le sondage IPSOS, est à cet égard plutôt inquiétant et constate une fracture entre les élites et les citoyens. Dans ce climat de défiance, et de discrédit de la classe politique, le prix du livre politique et le prix des députés a été remis à Dominique Reynié, politologue et professeur à Sciences Po, pour un très intéressant essai portant sur la récupération des mécontentements  par des partis extrêmes: populismes: la pente fatale. En effet, avec la crise économique, les populismes prospèrent en Europe et pas seulement en France. Un essai à lire d'urgence!
Un prix spécial a été décerné à Michèle Cotta pour l'ensemble de son oeuvre sur le Vème République, à l'occasion de la sortie du quatrième tome de ses petites chroniques.

le programme de cette journée:

10h30 Débat : « Citoyenneté : nouveaux droits, nouveaux devoirs. Faut-il vraiment s’indigner ? »*
             animé par Michèle Cottaéditorialiste, essayiste.



11h15 Débat : « Quelle place pour l’éthique en politique ? »*
             animé par  Elisabeth Chaveletrédactrice en chef de Paris Match


14h30 Débat : « Comment garantir les principes de l’éthique ? »*
             animé par Françoise Fressozéditorialiste, Le Monde

Avec : 
Guy Carcassonne, 
professeur de droit public de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Mireille Delmas Marty, 
juriste, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques
Jacques Gicquel, 
professeur émérite de droit public à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, déontologue de l’Assemblée Nationale
Axel Kahn, 
médecin généticien, directeur de recherche à l’INSERM, président de l’Université Paris Descartes

15h30 Débat : « Ethique et Populisme sont-ils compatibles ? » *
             animé par  Arlette Chabot, Directrice de la rédaction d’Europe 1

Le livre de Dominique Reynié ainsi que tous les ouvrages finalistes du Prix du livre politique et du prix des députés sont disponibles au CDI.

Pour aller plus loin:
  • le site de Lire la société:

http://www.lirelapolitique.com/2-lire-la-politique
  • Le compte facebook de l'atelier de Sciences politiques du lycée:

http://www.facebook.com/atelier.s.po
  • Le site de France 5, en particulier , l'émission du mardi 7 février sur les livres politiques

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/politique-interieure/politique-les-ecrits-restent-35435

(si les liens ne sont pas actifs : pb de système d'exploitation,  faites un copié/ collé dans l'espace URL de votre navigateur)

mardi 17 janvier 2012

Les "cordées" à l'honneur au CDI du lycée: visite de deux ministres

Mardi 17 janvier, la visite de deux ministres: Laurent Wauquiez , ministre de l'enseignement supérieur, et de Maurice Leroy, ministre de la ville a inauguré la semaine nationale des "cordées de la réussite". 












Après un exposé de Mme Piniau et de Laurent Baratier en salle Isnard, sur les dispositifs d'accompagnement mis en oeuvre au lycée, les ministres, et de nombreux officiels dont Monsieur le Recteur,  se sont rendus au CDI  pour rencontrer des élèves et les représentants des grandes écoles partenaires de l'établissement. Ils les ont trouvés au travail lors d'une séance de tutorat un peu exceptionnelle, exactement comme cela se passe tous les mercredis après-midi au lycée.

D'anciens élèves du lycée, actuellement à Sciences Po Paris en première et en seconde année, étaient également présents pour témoigner de leur parcours scolaire, et de l'importance de l'atelier de Sciences Politiques du lycée dans leur réussite. Ils ont ensuite rejoint le groupe des élèves de Terminale pour partager leur expérience. La "convention éducation prioritaire" n'est pas à proprement parlé une cordée, mais elle a contribué à l'intégration de près de vingt élèves du lycée dans une grande école. Marion, l'une des trois jeunes présents ce  mardi, a même fait partie du programme développé par l'école polytechnique au lycée: "une grande école pourquoi pas moi?"de la seconde à la Terminale, tout en suivant à partir de la première la préparation au concours CEP Sciences Po, un investissement en terme de temps de travail très important qu'elle ne regrette pas actuellement.
Michèle Dégardin

mardi 10 janvier 2012

Conférence de Luc Ferry le mardi 10 janvier 2012: philosophie et religion



Devant 4 classes de Terminale et leurs professeurs de philosophie Luc Ferry démarre son exposé par une question:
Qu'est-ce qu'une bonne vie pour un mortel?
 A cela, fait-il remarquer,  la philosophie et la religion répondent différemment, suit  un exposé illustré de petites anecdotes dont une relecture complète de l'Iliade, et de l'Odyssée, racontée avec talent, jusqu'au moment où Ulysse refuse la proposition de Calypso, celle de la jeunesse et de l'immortalité. Ulysse affirmant qu'une bonne vie pour un mortel pouvant se passer de l'immortalité, chose promise par la plupart des religions à leurs fidèles.C'est toute l'histoire de la philosophie que ce thème permet aussi d'évoquer avec ce questionnement.....
 Qu'est-ce qu'un sage? c'est peut-être celui qui arrive à dépasser ses peurs...
Une évocation qui donne envie de lire tous les auteurs cités: Montaigne, Homère et beaucoup d'autres. Luc Ferry se prête volontiers avant de nous quitter , au jeu de l'interview des élèves de 1LES3 qui finalisent ainsi leur TPE.



vendredi 2 décembre 2011

"Fais ce que voudras"...Le compositeur Jean Françaix revisite Rabelais


Extraordinaire journée au lycée ce vendredi 2 décembre autour d’un concert classique!

Au programme , Les inestimables chroniques du bon géant Gargantua, de Jean Françaix, par le Paris Mozart Orchestra, dirigé par Claire Gibault, avec, dans le rôle du récitant, Eric Génovèse de la Comédie Française. Et ce n'est pas tout, ce concert prévoit aussi deux autres petites pièces de Bach et de Glück, ainsi qu’un madrigal de la Renaissance 

L’orchestre composé uniquement d’instruments à cordes (violons, altos, violoncelles et une contrebasse) a été accueilli dans des locaux, pas vraiment prévus pour un concert. Le matin, répétition générale, l’occasion pour les musiciens de tester l’accoustique de la salle, et de rencontrer les élèves des classes de 2nde4, Terminale L2 et de la classe préparatoire ATS. Les filles de Terminale L2 ont pu répéter avec les musiciens un madrigal  Tant que vivray  écrit par Clément Marot mis en musique par Claudin de Sermisy, un texte sur lequel elles travaillaient depuis quelques semaines avec leur professeur de littérature, Dominique Pulicani.

Claire Gibault a su rendre ce moment de répétition très pédagogique en nous racontant la musique : que signifie BWV* avec un numéro lorsqu’on parle d’une œuvre de Bach, comment Jean Françaix a écrit pour la contrebasse le moment où le récitant dit que Picrochole se fait battre par sa femme. Comment rendre une musique « orientale »…informations sur les cordes, leur vibration, introduction à la notion de mesures, comment écrire musicalement une chevauchée, la guerre. Chacun des musiciens et son instrument est ainsi présenté. On peut aussi remarquer leur complicité dans cette aventure et leur bonheur de jouer.

L’après-midi changement d’ambiance, les salles « vidéos » du lycée sont converties en loges improvisées, les musiciens et le récitant arrivent en costumes noirs pour une représentation à 14h. L’orchestre et Eric Génovèse déroulent l’histoire de Gargantua depuis la généalogie des géants, la naissance et l’éducation de Gargantua, la guerre "Picrocholine" et l’utopie de l'abbaye de Thélème. Jean Françaix nous fait revisiter Rabelais pendant une heure. Eric Génovèse interprète le texte et restitue avec un bonheur sensible, la musicalité du verbe et l’humour truculent du grand écrivain humaniste.

Un très grand moment, suivi d’une « standing ovation ». Nos élèves ont grandi, ils ont découvert un art à mille lieues de leur univers. Certaines l’ont pratiqué et sont tout étonnées d’avoir surmonté leur peur de chanter en public, encouragées par leurs professeurs et par les élèves présents, sous la direction chaleureuse de Claire Gibault, accompagnées par d’excellents musiciens, sous le regard bienveillant d’Eric Génovèse. Leur prestation de l’après-midi est encore meilleure qu’à la répétition. C’est pour elles, une petite victoire collective.

Prochain rendez-vous au Conseil Economique et Social le 30 mars pour un concert et une rencontre avec Jean-Paul Delevoye, son Président,  avec l’atelier de Sciences Politiques du lycée. Claire évoque un prochain projet à partager avec des lycéens, sur un texte de Amos Oz Soudain dans la forêt profonde, oeuvre sur laquelle le musicien Fabio Vacchi a écrit un "mélologue" . Un auteur et un compositeur à découvrir. C’est sûr on se reverra souvent pour d’autres découvertes musicales!

Michèle Dégardin


*BWV= Bach Werke Verzeichnis = catalogue des oeuvres de Bach